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Montane Adventure Race, Le SLRA au pays des Vikings

17 oct.
12 min de lecture

Comme chaque année, entre octobre et novembre, une nouvelle saison se dessine. Les dates de nos futures aventures tombent, et chacun d’entre nous palpite à l’idée de repartir vers des contrées plus ou moins lointaines. Depuis trois ou quatre ans, sous l’impulsion de Vad, le calendrier ARES attire pas mal de monde au club, top pour constituer des équipes. Justement, sur le site de l’ARWS, une date, un pays et un challenge ne nous laissent pas indifférents :


MONTANE ADVENTURE RACE

Finale des championnats d’Europe d’Adventure Race

Danemark

27 - 30 août 2026

 

Deux équipes se constituent pour aller défier le pays des Vikings :


  • Team 1 : Vad, Noémie, Yann et Jérém


  • Team 2 : Matt, Rom, Djé et Dam


Logistique et chatbot


« Heu, les copains et la copine ... c’est loin le Danemark ! » Une grande première pour le SLRA : on prend l’avion pour participer à un Raid Aventure. Il y a quand même un peu de matos à embarquer, notamment nos précieux VTT. Vad et Matt deviennent rapidement les meilleurs amis du chatbot de KLM. Les billets sont réservés, VTT inclus. Bien joué les gars !


À l'approche de l'été, il nous faut encore dégoter quatre caisses à vélo et cogiter à toute la logistique, car une fois sur place, tout va s’enchaîner très vite. Yann nous trouve quatre cartons, parfaits. Pour le reste, les grandes lignes sont posées après plusieurs échanges. Tout le monde peut partir en vacances : rendez-vous mi-août pour les derniers détails.


Cerveaux en ébullition


Le 10 août, la première newsletter de Lars & Maria, nos GO Danois, tombe. Le synoptique de course tant attendu est là, accompagné d'une trentaine de pages d'instructions... rien que ça ! Toutes les troupes ne sont pas encore rentrées, mais il reste du temps pour affiner la préparation en mode summer body.


Au retour des vacances, tout le monde a le smile, nos cerveaux sont en ébullition pour analyser toutes les infos reçues. Trois sacs (A, B, C) de 25, 20 et 20 kg ; une seule transition avec de l’eau chaude sur les 48 heures de course (prend-on un Jetboil ou pas ?) ; bien aquatique ce raid (elle est à combien la mer Baltique ? Combi ou shorty ?). Et puis, vous avez vu la section 7 ? Quatre heures de coastering & caving, potentiellement de nuit. La section 5 de swimrun, avec des balises immergées à 3 mètres de profondeur, tout comme la section 17 ! La section 15 en canoë... avec les VTT à bord ! Et la section 18 en kayak, qui se fera de nuit ! Bref, hormis Vad, personne n’a jamais eu ce genre de sections à gérer.


Pour gagner du temps sur place, on décide de préparer les trois sacs la veille du départ au local de Djé. La stratégie pour la nourriture est calée : on embarque un Jetboil pour manger chaud, probablement à la TA6. Le reste du matériel est réparti dans un quatrième sac. Oups... les bouteilles de gaz sont interdites en soute ! Matt envoie un message rapide à Lars qui parvient à nous en trouver deux sur place. Ouf ! Allez, au dodo, le réveil sonne à 3 h demain pour prendre l'avion.


L'avant-course au Strand Hotel


Après une escale à Amsterdam, nous atterrissons à Copenhague où nous retrouvons les autres équipes espagnoles et françaises. Les Bordelais et nos copains, copine des Petits Suisses Normands sont là : un moment de partage sympa en attendant la navette.


Après 1 h 30 de car, nous arrivons au Strand Hotel Kobaek & Konference de Skælskør, sur les bords de la mer Baltique. L'accueil et le lieu sont topissimes. Très vite, on se met au boulot : gestion des sacs et montage des vélos. Ce n’est pas le tout, mais nous avons des tests d’aptitude à passer : montée aux arbres (bloqueur, prusik et pédale), assurage en moulinette, descente en rappel et natation. Sans oublier l'épreuve du traditionnelle pain danois au barbecue, hum c’est bon ! Excellents moments pour se mettre dans l’ambiance !


On enchaîne ensuite avec le repas, le briefing de course et la distribution des cartes. Rom et Djé finissent de préparer le matos pour l’apporter à l’orga, tandis que Matt et moi on se met sur les cartes. Vad et Yann sont installés à la table d'à côté. Trente cartes recto verso qui ne se suivent pas... une belle usine à gaz ! Résultat : extinction des feux à 00 h 30.


Anedocte Jérém’ :  Pendant que Vad et Yann s’arrachaient les cheveux sur les cartes, Noémie et moi étions peinards dans la chambre, à ranger tranquillement nos affaires… puis à scroller sur nos téléphones.

Soudain, Djé frappe à la porte :

« Vous avez récupéré le tracker ? Ça ferme à minuit ! »

« Le tracker ?… Ah putain ! »

Oubli total. Je pars fissa le récupérer, avec moins de trente minutes au compteur. Mission accomplie juste à temps. Un gros merci à Djé qui nous a évité de commencer la course sans tracker !



 


Le grand départ de Roskilde


Réveil vers 5h30, la navette pour le départ part à 6h30. On profite d'une heure et demie de sommeil supplémentaire pendant le trajet jusqu'à Roskilde, et ce ne sera pas du luxe !


À notre arrivée, nous pénétrons dans la magnifique cathédrale qui abrite la nécropole royale, avec les tombes de près de 40 rois et reines du Danemark. Le cadre est posé, la cérémonie d’ouverture peut commencer. Simple et efficace. Quelques minutes plus tard, nous ressortons par la grande porte. Chaque délégation récupère son drapeau pour la photo officielle, puis nous descendons vers la plage pour le grand départ. Quand on y pense, il s’en est passé du temps entre le moment où l’on a décidé de participer à cette aventure et cet instant précis !


Nous apercevons un drakkar se positionner à 250 ou 300 mètres de la plage. Les cartes numéro 2 sont à son bord ! Tout le monde prend position, un combat de Vikings s'anime sous nos yeux, et goooo ! Tout le monde se jette à l’eau. À notre retour sur la terre ferme, transition express : on ne va pas faire toute la course en maillot ou en combi. Les Vikings ne sont pas frileux : la plupart des équipes ont sauté à l'eau directement en tenue de course ou à l'aide de matelas pneumatiques. Pas grave, la route est longue.


Entrée en matière et stratégie


Première CO, première balise ; ça fait du bien d’être enfin dans l’action. Nous décidons de sécuriser les balises obligatoires et de laisser de côté les optionnelles. Malgré cela, quand nous arrivons aux VTT, il ne reste déjà plus grand monde sur le parc. On reste fidèle à notre stratégie et on enfourche nos montures pour une section VTT très sympa, agrémentée de quelques singles en forêt.


L'orientation s'enchaîne bien, on se partage les premières cartes avec Matt et la navigation est fluide. Nous arrivons à la TA2 pour une CO dans un écomusée dédié à la culture viking, vraiment sympa. On repart pour une section VTT un peu plus longue. Les cartes s'enchaînent bien, mais nous manquons un peu de rythme. On ramasse toutes les balises sur notre route. En arrivant dans la ville de la TA3, mince : on a oublié les sandwichs dans le sac A resté à la TA1... On aurait dû les mettre directement dans nos sacs !


Petit détour par une boulangerie locale. Ici, les sandwichs sont préparés à la minute et le mec n’est pas du genre énervé. Je tente alors mon plus bel accent : « Excuse me, it’s a race, so quickly please! »



Choix tactiques et coups de pression


On ressort avec nos sandwichs pour rejoindre la TA3 et on commence à manger tout en cogitant sérieusement (il faut avouer qu’ils sont bons ces sandwichs). Clairement, nous n’avons pas le temps d'aller faire la CO et le swimrun en ville (qui ne comptent que des balises optionnelles). En revanche, la balise obligatoire de la section est juste sous nos yeux... mais immergée à 3 mètres de profondeur. On y va ou on n’y va pas ? Matt me rappelle à juste titre que la barrière horaire est fixée à 23 h 30 à la fin du coastering. Je râle un peu, frustré de de ne pas pouvoir prendre toutes les balises obligatoires., mais il a raison : elle peut facilement nous coûter 20 à 30 précieuses minutes.


On repart donc en VTT avec une petite pression sur le timing, en essayant de rouler au plus vite et au plus court. Petit moment de doute : « C’est quand qu’on doit tourner à droite ?! » Heureusement, les Espagnols déboulent derrière et nous permettent de nous recaler. On pointe la balise, puis de longues lignes droites se succèdent. Ce n’est pas la partie la plus ludique, alors on file au plus pressé avec un objectif en tête : atteindre la TA4 vers 18 h 30.


La section


À la TA4, on retrouve les copains. Cela fait du bien au moral, et l'objectif horaire est atteint ! On va pouvoir aborder la suite sereinement. En route pour LA section qui marquera ce raid pour énormément d’équipes. Nous longeons des falaises de 20 à 30 mètres de haut sur plusieurs kilomètres. Mais à un moment donné : pas le choix, il faut se mettre à l’eau.



Quelques équipes progressent à nos côtés. Il vaut mieux s’écarter de la falaise sous peine de se faire éclater par les vagues ! On atteint enfin la balise. Deux options : continuer par la mer ou remonter sur le plateau pour aller chercher les balises suivantes en aller-retour. On ne se pose pas de questions bien longtemps : on remonte !


Pour rejoindre la TA5, il reste une bonne douzaine de kilomètres. La nuit tombe. On trouve un abri de fortune pour se changer rapidement et on décide de manger notre boulgour de légumes tout en marchant. Il y a du monde sur le plateau : des Finlandais.e.s, des Espagnol.e.s, des Danois.e.s ... Pour rejoindre le trait de côte, je décide de couper à gauche avant le chemin. Ça passe ! Enfin... presque.


On débarque en plein milieu d'un jardin privé, et les lumières automatiques s'allument d'un coup (ça rappelle la Hollande 😊). Un Danois ouvre brusquement sa baie vitrée, à poil, caché derrière sa couette, en nous gratifiant de quelques noms d’oiseaux locaux.


« Oups, sorry, sorry, we go! »


Même pas le temps d’admirer la biche qui se promène tranquillement dans ce jardin !


Stevnsfort


Finalement, la fatigue commence à se faire sentir et l’heure tourne dangereusement. On décide de faire l'impasse sur les balises situées en contrebas. Cap sur l’ancienne base militaire de l’OTAN, Stevnsfort, où nous attend une CO. On profite à fond de cette section vraiment pas comme les autres. On valide toutes les balises obligatoires avant de rallier la TA5 juste à côté.



Les copains sont encore là. C’est la dernière fois que l’on voit notre sac A, alors interdiction d'oublier quoi que ce soit ! On fait un peu de tri, chacun récupère son nécessaire, on mange un morceau et on enfile des vêtements secs. La pression redescend d'un cran : nous avons repris un peu de marge sur notre timing. Ouf !


On repart en VTT. La nuit est maintenant bien installée, mais le sommeil ne nous gagne pas encore. On progresse bien jusqu’à la TA6, installée dans une carrière de chaux dominée par d’immenses silos de 25 mètres de haut. Avec Matt, on court pointer la balise d’arrivée de la section juste après avoir posé nos vélos. La commissaire de course n’apprécie pas trop la manœuvre... J’essaie de m’expliquer dans mon anglais presque parfait, mais le dialogue franco-danois ne s’établit pas. J’appelle Rom et Djé à la rescousse. En bons élèves, eux avaient gardé leurs montures avec eux. Sauvés ! On nous accorde un gel de temps car l'organisation est en rupture de lunettes de protection obligatoires. Pas mécontents de la pause, on attend sagement notre tour.

 

Anedocte Jérém’ :  Dans un recoin du bunker, nous sommes tombés sur une pièce à l’ambiance très... militaire. Un canapé, du sopalin, quelques posters Playboy des années 70 accrochés aux murs : manifestement, certains occupants avaient trouvé leur remède contre les longues nuits de solitude.


 


L'assaut des silos


C’est bon, on peut partir à l’assaut des silos ! Une balise est perchée tout en haut du premier, avec une redescente en rappel à la clé. Arrivés là-haut, le bénévole nous regarde bizarrement. On comprend vite notre erreur : mince, les baudriers sont restés en bas ! Un petit aller-retour express pour moi, on s’équipe et c’est parti. Deux autres balises nous attendent au sommet de deux autres silos. Pour achever cette section, une VTT’O se profile dans la carrière. Matt prend le relais sur l’orientation : impeccable.



Quand on rentre au parc, il ne reste plus grand monde. On s'accorde la pause repas chaud tant attendue. Un petit risotto, et ça repart ! Dans la foulée, on s’octroie 45 minutes de dodo pour recharger les batteries.


Nous repartons vers 4h30. Un gros morceau de VTT d’au moins 4 heures nous attend, suivi d’une CO corsée de 2h30 en TA7, puis d’une heure de VTT pour rallier la TA8. Un shunt en VTT est possible pour filer directement à la TA8. La décision est vite prise : on zappe la CO et on fonce. Notre objectif reste gravé dans nos têtes : franchir la ligne d'arrivée ! La section s'avère tout de même très physique et exigeante ; il nous faudra près de 4 heures pour atteindre la TA8.


Anedocte Jérém’ :  Je n’avais jamais fait de descente en rappel. Alors de nuit, du haut d’un silo de 25 mètres, autant dire que je n’étais pas complètement serein. Yann contrôle mon matos, et nous voilà partis tous les quatre en même temps. Pas le temps de cogiter. Les consignes sont simples :

« Mets ton cul en arrière et laisse-toi aller ! »

Docile, je m’exécute. Contre toute attente, ça glisse tout seul. Enfin… jusqu’aux derniers mètres où le rappel devient pendulaire. Pas d’allusion, svp !

Une fois en bas, les jambes en coton et les mains tremblantes, je suis incapable d’ouvrir mes mousquetons. Yann doit venir à mon secours pour me libérer de mon équipement. Ça m’a crevé cette descente !!!

 

Ateliers cordes en tout genre


Nous arrivons sur zone au lever du jour. La section est sympa, rythmée par différents ateliers de cordes et une balise insolite à dénicher au sommet de la fourche d’un tracteur. On en profite pour manger chaud : les nouilles chinoises passent toutes seules ! Après un petit dodo salvateur de 30 minutes, les copains nous rejoignent. On échange rapidement nos impressions, puis c'est reparti pour environ 1 heure de VTT en direction de la TA9.



Canoës - VTT


Au programme ensuite : canoë avec les VTT embarqués. Leurs embarcations ne sont vraiment pas simples à barrer, d’autant plus avec un vent de face tenace ! Avec Matt, nous manquons d’efficacité, pendant que Rom et Djé s'échappent loin devant. Nous touchons enfin au but. « Eh les gars, pas cool de ne pas avoir équilibré les équipages ! » Rien de méchant. Nous sommes surtout ravis d’être à la TA10. Même si la route est encore longue, chacun sait au fond de lui que nous irons au bout de cette aventure. Inconsciemment, sous l'effet de la fatigue, le rythme commence à baisser.



Décompression


Une CO labyrinthe individuelle et une CO à la pince dans une magnifique ville danoise nous attendent. Au moment de quitter la TA10, on nous informe que les deux balises immergées de la section suivante et une balise du kayak sont annulées. « Bah mince alors, on y serait bien allés, nous ! » Bon, d'accord... en vrai, c’est très bien comme ça !


Nous remontons sur les vélos, mais la selle commence à ne plus trop être notre amie. Hop, une paire de gants longs glissée dans le caleçon et l’échantillon de crème distribué par l’organisation le jeudi font des miracles. Impeccable. À mesure que nous progressons, le soleil décline. Arf... la section kayak se fera définitivement de nuit.


Kayak nocture


À notre arrivée à la TA11, le temps de nous équiper, l'obscurité est totale. J'étudie la carte : il y a deux pointes à passer sur notre droite. Après la seconde, la balise nous attend sur une petite île. Nous embarquons. Le niveau d’eau est très bas, mais les kayaks sont top. Matt me glisse : « C’est bon Dam ? C’est chaud en orientation, là... » Je lui réponds : « T'inquiète, ça va le faire ! » Mais dans ma tête, je suis un peu moins serein. La distance est longue, et si on manque cette fameuse deuxième pointe, on peut rater l’île sans même s'en apercevoir. La première pointe est franchie, ce n'est pas tout près. Au loin, on entend les voix des copains : ils sont déjà sur le retour. Par peur de la louper, je tire un peu trop à droite et on s’échoue dans le marais. Pas grave. On redresse la barre et nous voilà à la pointe. Sauvés ! On continue de progresser. Autour de moi, ça râle un peu : « T'es sûr, Dam ? » — « Oui, c'est bon, on est calés. » L’île tarde à se dessiner dans le noir, mais je reste sûr de mon coup. Enfin, un relief émerge de la pénombre : on y est ! Je débarque et file jusqu’à la balise. « C’est bon, elle est là les gars ! » Content de la biper, celle-là ! Sur le chemin du retour, on éteint les frontales au clair de lune ; le kiffe total !


De retour sur la terre ferme, on prend le temps de s'alimenter, de se changer et de nous délester du surplus dans le sac C. Il nous reste 1h30 de VTT et nous franchirons la ligne !


L’arrivée sur Skælskør est un peu piégeuse. Nous sommes au niveau d’une usine et l’itinéraire que j’envisageais est bloqué. Pas question de se relâcher si près du but. C’est bon, on accroche le zoom de la carte qui nous guide vers les deux dernières balises, nichées dans les dunes justes derrière l’hôtel. On pointe. Une haie de drapeaux européens balise les derniers mètres. Drapeau français à la main, nous franchissons enfin la ligne d’arrivée !!! Il est 2h15 du matin. Nous aurons parcouru près de 300 km en 42 heures, avec 1h30 de sommeil au compteur.


Waouhhhh, génial, on l'a fait ! Nous sommes allés au bout de cette aventure, comme nous nous l’étions dit !!!


Les Vikings du SLRA.



3 commentaires


Jérôme Métairie
Jérôme Métairie
il y a 4 jours

Bravo les Vikings vous avez vécu une belle aventure qui restera dans vos mémoires. Félicitations aux équipes 👏🏻👏🏻💪

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LaurenT
17 oct.

Waouh.

C'était top de vous suivre en live pendant ces 48h.

Mais c'est un réel plaisir de lire et découvrir en détails cette belle aventure que vous avez vécu.

Merci Dam de partager ça avec nous.

Et bravo à vous 8.

Vous êtes des vrais Vikings 😁

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Top Dam, quelle belle aventure!!

Un raid magique . Bravo à nos vikings SLRA!

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